 Crédit image hotel rooM, 1931,
oil on canvas,
152.4 x 165.7 cm,
musEo tHYssEnBornEmisza, madrid,
594 (1977.110) © musEotHYssEn-BornEmisza, madrid. dr lieu de l'événement
Grand PalaisGaleries Nationales 3, avenue du Général-Eisenhower 75008 Paris France T +33 (0) 1 44 13 17 17 Accès Métro : Franklin-Roosevelt ou Champs-Élysées-Clemenceau
Bus : lignes 28, 32, 42, 72, 73, 80, 83, 93 Stations Vélib’ n° 8029 et 8001
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| Publié le | 8 mai 2012 à 18:39 | | Consulté | 3198 fois |
Edward HopperRétrospective Grand Palais, Peinture, Paris, France vendredi 5 octobre 2012 - lundi 28 janvier 2013 - Evénement terminé. L’exposition, première manifestation d’envergure à lui être consacrée en France, propose une rétrospective de l’oeuvre d’Edward Hopper (1882-1967) à travers une large sélection de peintures, aquarelles, gravures et illustrations.
La première partie rapproche quelques-unes de ses oeuvres avec les peintures de ses condisciples de l’atelier de Robert Henri, les maîtres américains (Eakins, Homer) et français (les impressionnistes). L’exposition se penche ensuite sur le retour de l’artiste aux États-Unis, où son style et son iconographie se précisent. _Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais et le Museo Thyssen Bornemisza de Madrid, en partenariat avec le Musée national d’art moderne - Centre Pompidou.plus de cent vingt peintures, aquarelles, gravures et illustrations d’Edward Hopper (1882-1967) sont réunies dans un parcours chronologique. Elles évoquent les différents moments et rencontres artistiques et techniques, qui ont permis au peintre américain de forger son style et son iconographie.
la première partie de l’exposition revient sur la formation de l’artiste: de son entrée en 1900 à la new York school of art, dans les ateliers de william merritt chase, de kenneth Hayes miller et enfin de robert Henri, aux premières œuvres qui affirment son style personnel au milieu des années 1920. ses peintures y sont confrontées à celles d’artistes d’horizons divers avec lesquels il a un temps établi un dialogue.
la seconde partie se penche sur l’œuvre «de la maturité» de Hopper, selon des regroupements chronologiques et thématiques: la déshumanisation des grandes métropoles, la banalité urbaine, l’isolement, l’inquiétude de l’époque, le sensualisme ou encore l’indifférence entre les êtres.
exposition organisée par la rmn-Grand palais, paris et le musée thyssen-bornemisza, Madrid, en partenariat avec le Centre pompidou.
elle est précédemment présentée au musée thyssenbornemisza à Madrid du 12 juin au 16 septembre 2012.
commissariat à paris: Didier ottinger, directeur adjoint du mnam-centre pompidou à madrid: tomás Llorens, ancien directeur du musée thyssen-Bornemisza de madrid
L’atelier de robert Henri
au sein de l’atelier de robert Henri, edward Hopper s’initie à un réalisme moderne, qui s’inspire des leçons de degas ou de Manet tout en s’inscrivant dans une tradition américaine. les œuvres de Hopper sont associées à celles de ses condisciples de la new York school of art: George bellows, Guy Pène du bois…
Le séjour parisien (1906, 1909 et 1910)
le contact avec l’impressionnisme ouvre à Hopper les portes d’un univers de lumière et de sensualité. ses peintures sont mises en regard avec celles d’albert Marquet, Walter sickert, edgar degas et Félix vallotton. les photographies d’eugène atget et les gravures de charles Meryon font écho à la ville «hoppérienne», dont la nudité fantastique annonce la poétique urbaine des surréalistes.
Les premiers «sujets américains» (début des années 1920)
ces œuvres sont rapprochées du travail des artistes dont Hopper se jugeait proche: burchfield et john sloan, dont le parti pris de réalisme lui a valu de passer à la postérité sous le nom d’«École de la poubelle» (Ash Can School).
illustrations, gravures et aquarelles
de retour à new York en 1907, il travaille comme illustrateur, ce qui le contraint à accroître la lisibilité de l’image et l’efficacité visuelle. ses gravures s’en inspirent par la suite: le souci de la forme et de sa synthèse, devient prépondérant. À partir de 1923, Hopper réalise ses premières aquarelles. il peint les maisons victoriennes auxquelles son œuvre est bientôt reliée, accentuant leur potentiel «dramatique» par des jeux d’ombre et de lumière sur leurs riches façades. À travers ces différentes techniques, Hopper a conquis son style et son iconographie.
Des interprétations contradictoires
À partir de 1925, son œuvre s’impose par sa puissance formelle et poétique, s’offre aux interprétations les plus contradictoires. son parti pris de stylisation formelle lui vaut d’être rapproché du courant formaliste issu du cubisme ; a contrario, certains critiques d’art voient dans son souci de réalisme l’«inverse du mouvement moderne». au début des années quarante, andré breton décèlera dans son œuvre des affinités avec le surréalisme.
dans les années cinquante, edward Hopper écrit au magazine Reality: « le grand art est l’expression extérieure de la vie intérieure de l’artiste, incarnée dans sa vision personnelle du monde». Fenêtres, perrons, seuils constituent autant de variations iconographiques de cette dialectique de «l’intérieur» et de «l’extérieur».
Quelques thématiques
Au milieu des années 20, les personnages solitaires des peintures de Hopper témoignent de la déshumanisation des grandes métropoles, font de lui le peintre de l’aliénation moderne.
Le sens d’une œuvre
edward Hopper a fait de la lumière l’objet central de sa quête artistique: « ce que j’ai cherché à peindre, ce ne sont ni les grimaces, ni les gestes des gens ; ce que j’ai vraiment cherché à peindre, c’est la lumière du soleil sur la façade d’une maison». au-delà de ses implications formelles, la lumière se voit investie d’une signification à la fois sensuelle (une promesse de réconciliation avec le monde phénoménal) et d’un sens métaphysique faisant d’elle une spiritualité muette.
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